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expo symbolisme

Bruges la morte

Devise

 

 

 

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Ygraine à la porte,
 
reproduit à la page 22 du n°de Ver Sacrum de décembre 1898


  En 1898, un numéro de la revue viennoise Ver Sacrum est consacré à Fernand Khnopff. Celui-ci en fera la complète mise en page. Dans ce numéro, Khnopff illustre un drame pour marionnettes de Maurice Maeterlinck : La mort de Tintagiles. Ygraine à la porte évoque un passage de cette pièce.

  Les univers de Khnopff et de Maeterlinck se rejoignent. L’épuration des formes, le rapport symbolique des êtres et des choses sont autant de points de convergence entre les deux artistes. La parution de ce numéro de Ver Sacrum témoigne de l’admiration des Viennois pour l’écrivain et le peintre belge. 

  Dans des registres différents, de nombreux artistes vont s’intéresser au théâtre symboliste de Maeterlinck et établir ainsi des correspondances : Khnopff, bien entendu, qui illustrera aussi « Pelléas et Mélisande », mais également le compositeur Debussy qui en fera un opéra « manifeste ».  Ensemble, Khnopff, Maeterlinck et Debussy introduisent le silence - la mort ou l’absence chez Maeterlinck - comme élément fondamental à la construction de leurs œuvres.

« Il faudrait peut-être écarter entièrement l’être vivant de la scène. Il n’est pas dit qu’on ne retournerait pas ainsi vers un art de siècles très anciens, dont les masques des tragiques grecs portent peut-être les dernières traces.

[…]

L’être humain sera-t-il remplacé par une ombre, un reflet, une projection de formes symboliques ou un être qui aurait les allures de la vie sans avoir la vie [1]

G.B.


[1] Maurice MAETERLINCK, Menus propos, cité par Michel DRAGUET, Khnopff ou l’ambigu poétique, Bruxelles, Flammarion-Crédit communal, 1995, p. 189-190..

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